*

*
*
Munie de mon déodorant Nivea (gagné à la fac) dont j'avais pris soin de retirer le capuchon au préalable et de ma bouteille de Perrier en verre qui trainait depuis quelques temps déjà sur mon bureau-table de chevet, j'essayais de lutter en vain contre mon imagination qui disait
"il y a quelqu'un d'autre que toi dans cette maison".
Ne pas avoir peur. Croire toujours que l'imagination joue des tours. Oui, tu es seule dans cette maison. Non, il n'y a pas de voleur. Comment est-ce qu'il aurait pu rentrer de toutes façons? Andouille. Oui, il est tard. Oui, il fait nuit noire. Non, tu n'as pas peur.
Dans ses conditions, il faut prévenir quelqu'un, juste pour qu'on nous rassure un peu.
Je décidais alors, tremblante, de prendre mon portable et de relativiser tout ca. Un texto à une amie. Juste pour lui dire qu'on a peur, mais qu'on l'aime. Et que si on meurt, au moins, elle saura d'où ca vient..
Allumer la lumière. L'éteindre. Faire du bruit. MOnter dans la chambre du dessus pour en avoir le coeur net. Si il y a quelqu'un alors.. Bah, on est mal. Mais je suis trop peu aventureuse et j'imaginais alors le pire.. Même avec mon déo et ma bouteille en verre pour me protéger...
Ne pas fermer les yeux. Lire, lire et encore lire. Attendre que papa et maman rentrent, ils ne peuvent pas trop tarder encore. Et la gentille amie qui ne répond pas au texto. Juste une blague pour rassurer..

Et puis, on finit par poser le livre, fermer les yeux et s'endormir avec les seuls nounours pour nous protéger quand on dort.

Sale nuit.

# Posté le jeudi 05 juillet 2007 07:00

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 10:14

*

*
On m'a dit:
- Ca
te dérange de changer de moniteur?
J
'ai répondu:
- Non
, tant que je peux conduire, ca me va
On m'a
dit:
- A
lors, tu conduiras avec Richard, tu verras, il est très gentil.

Et moi,
dans mon coin, je me disais que si Richard était beau en plus d'être gentil, s'il était jeune, marrant et cool, charmant et enthousiaste, s'il aimait les filles qui ne savent pas raconter des histoires, mais qui sont bon public, s'il aimait même "le destin de Lisa" mais pas le soleil qui entre dans la chambre le matin, si ca ne l'ennuyait pas qu'on ait rien à dire au téléphone mais des tas de chose à dire dans la voiture, alors, peut-être que Richard s'entendrait bien avec Lucile, et qu'il lui offrirait même des leçons de conduite gratuites parce qu'elle est pas douée au volant et que les heures de conduite, c'est cher.
M
ais en fait, Richard est gentil. Et il raconte bien les histoires. Certes. Il aime faire des shémas pour tout expliquer de façon bien claire. Mais Richard est "vieux" et il n'offrira jamais des heures de conduite à Lucile, qui va rester nulle encore un peu.


[ Pour aider mon frère a gagner.. Ca vaut bien 5 étoiles... * ]

# Posté le mercredi 04 juillet 2007 10:39

*

*
Je sais pas comment ca a commencé, ni trop pourquoi d'ailleurs. Mais j'ai du voir cet homme. Et là, j'me suis dit que ca passerait pas. Ou pas tout de suite alors. Il était là, sur le terrain de terre battue, avec son pantacourt moche, son marcel moche, son bras plus gros que l'autre et ce côté un peu rageux.. Je crois que c'est ca qui a du me déplaire et que c'est à partir de ce jour que j'ai commencé à nourir une espèce de haine contre Nadal.. J'ai pas supporté de le voir remettre son slip sur chaque point, de le voir tant enragé, tant avide de pouvoir, de gagne...
Enfin, je crois que c'est un bon côté quand on joue sur un terrain de tennis et qu'on veut gagner.. Enfin, disons que ca peut se comprendre, mais d'autres ont la même envie et ne la manifeste pas comme ca.
J'aime pas qu'il se sente obligé de smasher plus fort que jamais et de hurler son contentement quand son adversaire est par terre.. J'trouve ca nul.
J'trouve ca bien de se battre sur chaque point, de courir après chaque balle s'il en a la force, mais cette attitude la non, j'aime pas.
J'aime pas entendre les commentateurs dire que c'est LA finale que tout le monde attendait depuis le début du tournoi alors que non. Non. Non. Non.
Federer, ô Grand Federer qui ne verra jamais ces quelques mots, je suis avec toi.
O Grand Federer, toi qui sourit si peu, c'est si apaisant de te voir jouer, comme ci chaque coup était simple à faire, comme si chaque balle devenait fluide dans ta raquette..
O Grand Federer, toi qui reste si humble, si droit, si impressionnant, si grandiose, si fantastique, si merveilleux, si illuminant sur chaque point,
je t'en conjure,
il faut gagner Roland Garros.

# Posté le vendredi 08 juin 2007 15:45

*Fac..*

*Fac..*
Je suis pas vraiment nostalgique, ou triste.
M
On dernier partiel vient de mettre fin à trois années passées à la fac à voir chaque jour les mêmes visages, à discuter chaque jour avec lesmes personnes..
C'est vrai, on était beaucoup de filles.
C'est vrai qu'on a pas toujours beaucoup discuté, qu'on est pas tombé sur des profs parfaits, qu'on avait pas toutes les mêmes idées, ni les mêmes goûts et puis, que j'ai souvent fait des blagues ringardes.
C
'est vrai que y'a des jours où on a rigolé, d'autres où on en avait moins envie.
On a su
rtout beaucoup parlé des cours, ou des hommes. Mais rarement de ce qu'on faisait de nos week-end, de nos passions, de nos coups de gueule, de nos grosses hontes...
Ou seulement par tout petit groupe, genre les p'tits groupes de tous les jours, ceux qu'on voyait tout le temps ensemble par tout temps..
C
omme souvent, y'avait quand même celles qui voulaient être les meilleures en toutes circonstances, celles qui voulaient faire croire qu'elles savaient tout sur tout..
Et pu
is, y'avait celles qui venaient jamais et qui, apparement, avaient pour le reste de la "classe", une haine inconditionnée et une façon toute particulière de faire des réflexions quand quelqu'un ouvrait la bouche.. Apparement aussi, on (enfin Maryline en tous cas) les regardait mal quand elles arrivaient en retard en cours.
- T
iens, je te donne gentiment l'énoncé pour ton partiel si tu veux travailler
- Hé
toi, j'pourrais savoir pourquoi tu me regardes mal à chaque fois que j'entre dans une salle?
C'est
bien, agresse la.. Mais ne dit surtout pas merci. Salle conne !
Après, et bien heureusement, y'avait les autres. Les gentilles. Les souriantes. Les cool.
Celles la me manqueront.

Reste à savoir ce que je vais faire de ma vie maintenant.

# Posté le jeudi 07 juin 2007 13:44

Modifié le jeudi 07 juin 2007 14:00

* Un p'tit tournoi et puis s'en va...* (nul...!)

* Un p'tit tournoi et puis s'en va...* (nul...!)
Samedi. Il est 8h à peine, le soleil passe à travers mon rideau de chambre.
Je me réveille.
Jusqu'à 16h, je travaille plus ou moins.
Je m
e plonge finalement dans un feuilleton de TF1 dont je ne verrais probablement jamais la fin.
A
17h, je décolle. C'est l'anniversaire de Gaëlle.
A
Chatelet les Halles, un petit avec de gros yeux bleus me touche délicatement la jambe dans l'escalator avec sa main poisseuse. Un peu plus et il retrouvait la mienne sur sa p'tite face de pervers.
A
17h59, j'arrive à Vigneux sur Seine. J'attends. (Parce que c'est Lora qui conduit)
A
18h et des brouettes, premier fou rire.
Lora se prend pour une jeune fille de 14 ans au téléphone. Très crédible...
Un peu pus tard, visite du jardin de Gaëlle avec Mr M.
Rires.
Je repars pour Nanterre. Il est 20h. J'emporte avec moi un pot de confiture de cerises du jardin de Mr M.
La
pluie tombe, je sors mon parapluie vert.
Je r
entre chez moi, il est 21h16.
J
e ressors de chez moi, il est 21h25.
Je
retrouve Amélie.
21h30. On attend Chloé, Marie et Pauline.
21h35. On attend toujours.
21h43. Elles sont là.
50 en ville, 90 sur routes non séparées par un terre-plein central, quelques pointes à 110
A 1h du matin, nous arrivons (enfin) à Caen
B
owling, billard, photos, dodo..

Dimanche.
Il
est 9h30, et on joue.
P
uis on crie (ils jouent)
P
uis, on joue..
On c
rie..
On
mange.
Pu
is, on essaie de jouer..
Et
enfin, la finale nous tend les mains..
Ta
nt bien que mal, on se traine de long en large sur le terrain..
U
ne minute, trente secondes, une seconde..
Et là, c'est la victoire. Grandiose, miraculeuse, merveilleuse, splendide finale..
Qu
e de cris, que de joies, de flash, la coupe est à nous.
Elle est rose moche et date de 1995.. Ou 1998.. Enfin, elle date mais qu'importe, pour la première fois de notre vie, ensemble, nous avons gagné un trophée.
Sou
s la pluie, à 160 sur l'autoroute, on rentre à Nanterre
La fa
tigue est là,
l
e Titanic passe à la télé.
Et
moi je vais me coucher.

# Posté le jeudi 31 mai 2007 17:58

Modifié le jeudi 07 juin 2007 13:07