* J'veux d'la neige. Et des gentils textos *

* J'veux d'la neige. Et des gentils textos *
J'ai cru que jamais je n'y arriverais. J'ai cru d'ailleurs que je ne décollerais pas de chez moi hier, que je n'irais pas manger au Crocodile, que je ne reverrais pas
Gaëlle, Amély, Amel, Vincent et Lora,
que je ne rirais pas aux éclats en mangeant des pates au saumon à la sauce curry, que je ne reverrais pas Vincent avant qu'il s'en aille à Nantes, j'ai cru que je n'aurais pas l'occasion de chanter très fort et très faux des tas de chansons de colo, que je louperais les jeux ringards et marrants de Gautier et Vince, que je n'aurais pas droit à ma sucette en sortant du restaurant, que je n'aurais pas l'occasion d'envoyer du sel sur Lora avec un glaçon coincé dans mes habits, que je ne rigolerais pas de voir les Amélie(s) paniquées dans les voitures qui roulent vite dans la nuit, que Lora ne me lirait pas mon horoscope de la veille et qu'elle ne me rassurerait pas encore une fois avant qu'on se couche, j'ai cru ne jamais revoir le duvet à coccinelles de Vince, la nouvelle chambre décorée de Ga, j'ai cru que je ne pourrais pas faire des bisous à ces gens là que j'aime tellement et qui me manquent tellement aussi, que j'entendrais pas leurs rires encore dans ma tête en rentrant chez moi..
Parce que Evry, c'est loin. Et les grèves, c'est pas bien quand on a besoin de prendre les transports en commun. Et les grèves, ca rend triste. (L'absence de nouvelle aussi.)
Il était 16h et face à une petite crise boulimique de déprime passagère, j'engloutissais alors la moitié d'un paquet de bonbons au chocolat et caramel de chez MOnoprix à 1,68 euros, en me demandant depuis la 34ème fois de la journée comment j'allais pouvoir rejoindre Evry hier soir.
Et puis, finalement, un RER, un métro, un autre RER, une voiture. Des gens des gens des gens des gens, une mauvaise odeur de fin de journée, quelques râles, quelques rires, des sourires. Et le trajet passe.
J'ai réussi.
Je l'ai eu ma soirée comme je les aime.


Tes p'tites blagues ringardes me manqueront ici M'sieur Muller..

# Posté le samedi 17 novembre 2007 14:20

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 12:41

* Un jour, j'serai un groupe à moi toute seule dans son msn..*

* Un jour, j'serai un groupe à moi toute seule dans son msn..*
Est ce normal?..
Suis je normale.. Suis je stupide ou incapable de profiter de mon p'tit bonheur? Est ce que ca me semble trop compliqué de vivre les choses simplement, sans trop attendre, prendre mon temps, en arrêtant de toujours me comparer à "celles d'avant"?... Est ce que c'est si difficile d'être simplement contente, heureuse, le sourire au coin des lèvres..
Mais merde, pourquoi ca me rend triste d'être avec quelqu'un.. Pourquoi j'arrive à avancer que quand j'suis toute seule, ou simplement avec des amis. Pourquoi j'ai la pêche quand je les vois, quand ils me parlent, quand on s'raconte nos vies, des blagues carambar, quand on fait des jeux d'mots ringards, quand on mange ensemble des Chocobons, ou des pizzas devant la télé..
Pourquoi j'arrive à me détester d'être comme je suis là?..
C'est quoi ce besoin à la con d'avoir envie d'être plus importante, d'avoir besoin d'entendre qu'on est jolie même si on en pense pas un mot et que notre nouvelle coupe de cheveux est "in" même quand on arrive pas à se coiffer et qu'ca fait toujours une vieille touffe moche, d'avoir sans cesse besoin d'être prise dans les bras parce qu'on a plus la force de se tenir debout alors qu'avant, on y arrivait tellement bien toute seule..

J'veux qu'l'amour m'élève.

[ Tiens qu'est c'que tu fais là, c'est moi, c'est Nathalie... Quoi tu m'reconnais pas.. Mais si.. ]

# Posté le vendredi 19 octobre 2007 09:39

Modifié le vendredi 19 octobre 2007 17:47

*

*
Voilà.
Je me retrouve une fois de plus devant cet écran et je n'ai strictement rien à dire. J'ai simplement envie d'écrire. Je sais pas d'où ca vient, ni comment c'est arrivé un jour, c'est juste qu'il y a souvent des soirs comme ca et que même si ca vient pas vraiment, j'en ai désespéremment envie.
J'ai pas une vie triste de laquelle je pourrais me "plaindre", j'ai pas fait des choses extraordinaires dont je pourrais me "vanter", je rentre simplement d'un entrainement de basket, je suis fatiguée d'une journée passée à regarder la télé, travailler dans le bruit, puis garder mes deux loulous préférés. Je suis fatiguée d'être en vacances et j'appréhende la reprise. J'ai pas envie de désespérer tout de suite, d'en avoir marre ou de me lasser..
J'ai croisé Mylène avec qui j'ai commencé à faire du basket, et qui a arrêté depuis, et je me suis simplement posé la question de savoir pourquoi j'avais continué et ce qui me pousse à avoir toujours envie de jouer.
J'ai pensé aux amis médecins de mes parents devant lesquels j'avais toujours peur d'éternuer étant petite de peur qu'on me découvre une maladie.. C'était nul mais j'ai repensé à ca en marchant dans la rue. Je me retenais de tousser, d'avoir l'air malade, de me plaindre d'une quelconque douleur.. C'était bizarre.
J'ai pensé aussi à mon esprit de contradiction, à toutes ses fois où je veux quelque chose que je ne suis pas sûre de vouloir, toutes ses fois où je pense à des choses qui auraient pu arriver mais qui n'arriveront jamais.
Je pense au "coeur des hommes", à "ce que je ferai si j'étais moins con(ne)", à mes véritables envies, aux bisous qu'on s'échangent et qui veulent signifier bien plus que ce qu'il n'y parait, à ceux qui frôlent nos lèvres sans les toucher..
Je pense à l'anglais que je ne maîtrise pas, aux mails et au courrier auxquels je ne réponds pas, à mes parents qui commencent toujours par m'appeler "Alex" ou "Théo" plutôt que "Lucile", à ceux qui mettent deux "L" à mon prénom, au match contre la Nouvelle-Zélande, à mon papi, à ma mamie, à la fusionnalité amicale, à moi qui blesse sans le vouloir, à la hauteur des choses et à l'endroit où j'aimerai me placer.
Je pense que plus j'attends et plus j'angoisse, que moins j'ai envie de parler et plus j'aimerai qu'on me questionne, je pense aux gens qui lisent ça en travers ou en entier, à ceux qui passent sans rien dire jamais, à ceux qui j'espère liront un jour tout ça, et qui sauront..
Je pense à celle que je suis, à celle que j'aurais pu être, à celle que je serai ou ne serai pas..

# Posté le mardi 02 octobre 2007 17:39

Modifié le mardi 02 octobre 2007 23:52

* Mes vacances *

* Mes vacances *
C'est vrai. J'aurai pu raconter mes vacances m'a dit Clou.
J'aurai pu vous dire combien je les ai aimé tout en les détestant. Combien je les ai aimé en me disant que c'était pas normal de continuer à sourire quand j'étais triste..
C'est pas comme si c'était arrivé d'un coup, c'est pas comme si on ne s'y attendait pas. Mais quand même. Je redoutais sans arrêt le coup de fil en pleine nuit, je redoutais d'appeler ma mamie, de sentir sa tristesse. Alors oui, depuis quelques temps déjà, on ne faisait plus seulement deux bisous à papi mais bien quatre pour lui dire aurevoir, pour lui montrer combien on l'aimait même si on était loin. Et on était triste sans le dire de ne plus le voir venir agiter le bras avec mamie quand on repartait en voiture. On était triste de savoir qu'il pleurait parce qu'il sentait bien qu'il n'avait plus la même pêche qu'avant, qu'il passait son temps à dormir..
Et maintenant, parfois, on a beau se dire que c'est la vie, que ca arrive forcément et que peut-être que c'est mieux que de trop souffrir, que l'ordre des choses a été respecté: on est triste.
Bien sûr qu'on est triste.

"Il arrive que des gens qu'on aime meurent. Là, c'est horrible, une douleur sans fond. Alors on laisse le temps passer en espèrant que le vide se comble. Mais il nous reste toujours un trou dans le ventre. On appelle ca l'absence."
[ Manu LArcenet- On fera avec ]

Alors je suis partie en Croatie avec un gros trou dans le ventre.
Mais on a rit, on s'est reposé, on a bu mais pas de l'eau du robinet, on s'est baigné, on a glissé, on est tombé, on a eu mal, on a vomi, on a été malade, on a mangé avec des guêpes autour de nous, on a acheté des glaces, de la RedBull, on s'est levé tôt, on a été en retard, on s'est escusé, on a joué avec ce qu'on a trouvé, on s'est balladé, on a marché jusqu'au truc rouge, on a dormi par terre, on a lu des histoires, on a mangé des pizzas, et des pâtes, on a gagné au loto bingo, on a pleuré d'être triste et touchée, on a visité, on a chanté, on a dansé avec les petits, on a encouragé les miss, on a vu les chemises tomber, on a regardé une vue calme et apaisante, on a fait des rencontres, on a dansé, on a eu peur de l'avion, on a attendu, on s'est isolé, et on était ensemble. Surtout.

Avant de sentir le grand trou, j'étais partie à Alencon. J'avais rejoins les filles en camp pour une semaine. Et on a rit, on a pas beaucoup dormi mais on a rit, on a marché dans la boue, on est tombé, on s'est relevé, on a essayé de faire du feu, parfois on a réussi. Parfois pas trop. On a parlé avec des expressions bizarres qu'on comprend pas toujours, on a écouté la fiesta, on a dansé, on a discuté, on a joué, on a eu peur, on a vu le feu d'artifice, on a été des votres. On a été ensemble.

Après le calme, et avec toujours la grand trou dans la ventre, je suis allée dans le lot voir papa et maman. Et on a rit, on a pas mal dormi, on a fait à manger, on a peinturé, on a lu, on s'est couché dans le hamac, on a mangé des noisettes, on est allé au marché, chez leclerc aussi, on a écouté France Inter, on a parlé des parisiens et des pâtes fraiches avec mon tonton Michel, on s'est moqué, gentiment, on est sorti, on est allé au théâtre, on a roulé en voiture, on a joué au ping-pong, et aux cartes. On n'était pas bien nombreux, mais on était bien ensemble.

Avec l'absence, on est parti en Espagne. Et on a rit, on a joué, on a ralé, on a été content, on s'est engueulé, on s'est réconcilié, on a regardé la télé, on est allé à la piscine, on s'est baigné dans la mer, on s'est enterré dans le sable, on a fait des scultures, et des crêpes délicieuses, on a pas vu le temps passer, on est allé faire de la bouée et du tobaggan, on a fait de la rosalie, des courses, on a mangé à l'heure du gouter, on a appris des choses sur notre morphologie, ca nous a fait rire, on s'est balladé, on a vu le parc Guell, on eu froid, et parfois chaud, on a eu des coups de soleil, on a dansé. Et on était ensemble.

Et puis, comme ca avait été promis, on s'est rapproché du gros trou. On a vu Mamie, on est allé à la mer pour se changer les idées, on a joué au nain jaune, on a rit, on n'a pas osé s'assoir dans le "fauteuil de papi", on a cherché son odeur dans la maison, on a regardé ses affaires discrêtement dans le placard, on a voulu que mamie aille bien, on a ramassé des prunes, on a fait à manger, on a fait la vaisselle, on a été triste en cachette, on a pique-niqué, on a fait des courses, on a acheté du pain bien cuit pour mamie, on a mangé des crêpes, et des tomates farcies délicieuses, on a fait un barbecue, on a dormi, on a regardé la télé un peu, on a vu tomber la pluie.
Et on est rentré, après avoir été ensemble.

Et en sachant qu'on le serait encore de nouveau.
Même si on continue parfois à se sentir seul.


# Posté le jeudi 20 septembre 2007 16:33

Modifié le mardi 25 septembre 2007 05:43